Enfilade

Lecture Series at the Louvre: Ancients and Moderns

Posted in lectures (to attend) by Editor on January 18, 2011

From the Louvre:

Conférences d’histoire de l’art: Pourquoi l’antique chez les modernes?
Musée du Louvre, Paris, January-February 2011

L’antinomie entre Antiquité et Modernité est une question qui préoccupe depuis la Renaissance jusqu’aux grands débats esthétiques des XVIIe et XVIIIe siècles. Elle en implique une autre qui traverse l’histoire des arts et qui est au cœur même de la création artistique : comment réconcilier l’imitation et l’originalité ? Winckelmann, le fondateur de l’histoire de l’art et du paradigme grec, avait donné une réponse à ces questions : « La seule manière pour nous de devenir grands, et même, si cela se peut, inimitables, c’est d’imiter les Anciens » (Histoire de l’art dans l’Antiquité, 1764). Mais ce rêve d’appropriation de l’origine retrouvée est-il possible ? Par ailleurs quelles sont les conditions de la survie et des nombreux retours à l’antique à partir de la Révolution, alors même que les esprits cherchent à se libérer des autorités qui régissent la vie politique, artistique et littéraire de leur temps ? Pourtant, depuis le XVIIIe siècle, tout au long du XIXe et jusqu’au début du XXe siècle, on continue dans ces domaines à explorer l’Antiquité de manière passionnée et les styles formellement plus novateurs, tant en peinture qu’en sculpture, se tournent à nouveau vers ce modèle.

Ce cycle entend répondre à ces questions, en abordant des époques  et des contextes différents: le retour à l’antique dans la France monarchique de Louis XV, la postérité du monde classique dans la Rome du XVIIIe siècle, mais aussi l’idéal du « vivre à l’antique » dans l’Europe des Lumières. Pour Ingres, comme pour Rodin, il s’agit plutôt d’une Antiquité sacrée les unissant autour d’un idéal grec qui s’impose comme fondateur, indispensable et catalyseur de modernité. Enfin, le « retour au style » des sculpteurs français au début du XXe siècle annonce les nouveaux styles modernistes.

6 January 2011, 6:30pm
Le retour à l’antique français et la crise de l’image de Louis XV
Marc Fumaroli (de l’Académie française, Collège de France)

13 January 2011, 6:30pm
Rome et l’antique : pour l’amour des Muses au XVIIIe siècle
Carolina Brook (Università degli Studi, Pise) et Valter Curzi (Università degli Studi “La Sapienza”, Rome)

20 January 2011, 6:30pm
Paraître à l’antique. Portraits et fantasmes au XVIIIe siècle
Daniela Gallo (université de Grenoble-II / Pierre-Mendès-France)

3 February 2011, 6:30pm
Ingres et Rodin ou les métamorphoses de l’antique
Pascale Picard (musée de l’Arles et de la Provence antiques, Arles)

10 February 2011, 6:30pm
Le « frein du style » à Paris au début du XXe siècle : la sculpture libérée par la rigueur ?
Édouard Papet (musée d’Orsay, Paris)

Call for Articles: ‘Libidinal Lives’ in the Long Nineteenth Century

Posted in Calls for Papers by Editor on January 18, 2011

Edited Collection — Libidinal Lives: Economies of Desire in the Long Nineteenth Century

Abstracts due by 1 April 2011

In his controversial work Libidinal Economy (1974) Jean-Franҫois Lyotard famously remarked ‘every political economy is libidinal’. With this radical pronouncement, Lyotard identified all hegemonic structures as susceptible to the affective ebb and flow of desire. Forming the cornerstone of the new ‘libidinal materialism’, Libidinal Economy, alongside Deleuze and Guattari’s Anti-Oedipus (1972), saw the desiring body as inextricably bound up with economic, political and fiscal operations. In the decades that followed, a wealth of theoretical work drew on this challenging juxtaposition of the libidinal and the economic. Notably, Lawrence Birkens’s Consuming Desire (1988) postulated a parallel development of sexology and political economy and more recently Regenia Gagnier’s The Insatiability of Human Wants (2000) elaborated on the question of production and reproduction in Victorian Aesthetics.

Building on this important and often contentious body of scholarship, this collection of essays seeks to explore the interrelatedness of desire, sexuality and economic processes in the literary, scientific and cultural worlds of the long nineteenth century. Papers might consider the role of libidinal impulses in social and political formations, or question whether desire functions as a cohesive, communal force. They might examine a spectrum of nineteenth-century debates with reference to how they position sexuality as the central and influencing practice in an ideological matrix. In addition they might consider whether we find an undercurrent of competing desires in the patterns of pleasure, production, reproduction and consumption during the nineteenth century, and ask to what extent these desires influenced twentieth and twenty-first century perceptions of the Victorians.

Suggested topics may include, but are not limited to:

  • Production, consumption, creativity and libidinal impulses
  • Sexual/textual lives
  • Commodity/bodily fetishism and pornography
  • Political/social bodies of desire
  • Gift theory and eroticism
  • Non-‘normative’ libidinal economies of sensation and pleasure: masturbation, fellation, same-sex intimacy
  • The gothic, cannibalism, the death drive and desire
  • Imperialist desires and ‘other’ economies
  • Colonial and post-colonial legacies and heritage
  • Theoretical afterlives, ie., Jean-Franҫois Lyotard, Bataille, Deleuze & Guattari, Eagleton, and
  • Queer Theory etc.

Please send abstracts of 500 words (for chapters of 6,000-8,000 words) along with a CV to Jane Ford and Kim Edwards Keates to jane.ford@port.ac.uk and kim.edwards@liverpool.ac.uk by 1st April 2011. The deadline for completed essays is 1st October 2011. Any queries are welcomed.