Enfilade

Exhibition | Drawings from the Osiris Donation at Malmaison

Posted in exhibitions by Editor on October 24, 2012

From the Château de Malmaison:

Un Semblant de Bonheur: Dessins de la Donation Osiris
Musée National du Château de Malmaison, Rueil-Malmaison, 24 October 2012 — 21 January 2013

Curated by Céline Meunier and Alain Pougetoux

Château de Malmaison (Wikimedia Commons)

This exhibition presents, for the first time together, all the [47] drawings of Daniel Iffla, called ‘Osiris’, who donated Malmaison to the French State in 1906. This unique collection contains drawings from the 16th, 17th, 18th and 19th centuries, from Dutch, Flemish, Italian and French masters. Among the most famous you will find Aelbert Cuyp and Frans van Mieris, Francesco Guardi, Giambattista Tiepolo and Giulio Romano, Jacques Callot and François Boucher… But also some of Osiris’s contemporaris as the Orientalist artist Alexandre Bida or the animalier Antoine-Louis Barye. Several techniques are represented among them, as you will see with the delicate watercolors of Eugène Lami, illustrator of Alfred de
Musset’s poems.

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The more complete, French description:

En 1906 Daniel Iffla dit Osiris, après avoir offert en 1903 le château de Malmaison à l’Etat, lui fait don de sa collection personnelle d’œuvres d’art, à charge pour celui-ci de l’exposer dans un pavillon à son nom. Après la réouverture en 2011 du pavillon consacré à la présentation de cette collection (200 peintures, sculptures, meubles et objets d’art) le musée a souhaité mettre en valeur l’ensemble des dessins dont la trop grande fragilité ne permet pas une présentation permanente dans cet espace.

Ces quarante-sept dessins et aquarelles, font ainsi l’objet d’une exposition exceptionnelle qui va permettre de les présenter au public tous réunis pour la première fois. Une part importante d’entre eux appartient aux XVIIème et XVIIIème siècles. Parmi ces dessins anciens on rencontre des maîtres hollandais et flamands comme Hendrick de Clerck, Aelbert Cuyp ou Frans van Mieris, des artistes italiens comme Francesco Guardi et Giambattista Tiepolo, ou Giulio Romano, mais aussi des français tel Jacques Callot, et surtout une magnifique série de quatre dessins de
François Boucher.

Les sujets réunis par le collectionneur sont d’une grande variété : histoire sainte, mythologie, paysages, ornements… Parmi les œuvres contemporaines d’Osiris, dominent trois artistes que le collectionneur appréciait particulièrement : Alexandre Bida, dont la technique raffinée met en valeur des personnages orientaux dans leur vie quotidienne, Antoine-Louis Barye, qui bâtit sa réputation sur la maîtrise des sujets animaliers, et Eugène Lami, brillant illustrateur des poèmes d’Alfred de Musset auquel Osiris était particulièrement attaché.

Une aquarelle d’Eugène Delacroix appartient également au courant orientaliste, tandis que le grand dessin d’Alphonse François reprend la figure emblématique de la reine Marie-Antoinette. Une autre oeuvre de Feyen-Perrin se rattache au courant réaliste, tout en célébrant la grâce de ses modèles.

Le dessin d’Alexandre Bida intitulé « Le mur de Salomon » est une des œuvres les plus significatives de la collection. Placé dans la chambre qu’Osiris occupait dans son hôtel particulier de la rue La Bruyère à Paris, ce grand dessin avait été exposé au salon de 1857 et Osiris était très fier de cette acquisition. Aujourd’hui encore, cette œuvre a une forte identité religieuse qui lui vaut une grande notoriété.

Comment Osiris a-t-il constitué sa collection? Nous n’avons pas de documents de sa main, mais un grand nombre des dessins anciens qu’il possédait proviennent d’une collection très célèbre, celle d’Alphonse Thibaudeau, vendue en 1857. A cette date, Osiris avait commencé à constituer sa fortune et il évoluait dans le milieu aisé des hommes d’affaires du Second Empire, comme les frères Pereire, Félix Solar, Sigismond Bardac, qui étaient eux-mêmes de grands collectionneurs.

On sait qu’il fréquentait régulièrement les salles de ventes et qu’il était attaché à tout ce qui avait appartenu à des amis ou des proches. Nul doute que ces œuvres graphiques évoquaient pour lui « un semblant de bonheur » comme l’écrit Alfred de Musset dans son poème « La Nuit de mai ».

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