Enfilade

December 2012 Issue of the ‘Oxford Art Journal’

Posted in journal articles by Editor on December 10, 2012

In the current issue of the Oxford Art Journal:

Clare Walcot, “Hogarth’s The South Sea Scheme and the Topography of Speculative Finance,” Oxford Art Journal 35 (December 2012): 413-32.

William_Hogarth_-_The_South_Sea_SchemeWilliam Hogarth’s elaborate graphic satire The South Sea Scheme (1721) stages a moral tale of speculation run riot and a capital in thrall to ‘mony’s magick power’. Published in response to the failure of the eponymous scheme, Hogarth offers a satirical commentary on all forms of government-sanctioned speculation and illicit gambling. The scene is set in an imagined topography comprised of London landmarks, public buildings and temporary structures; places of authority, commerce and finance. His rearrangement of the Monument to the Great Fire and Guildhall brings into conjunction sites of cultural memory, which allude to the tense relationship between City and Crown during the post-Restoration period and rebuilding of the capital after 1666. Hogarth draws on the links these sites have with the theatre of the street, in the form of popular protest and pageantry, as it appeared on the ground and on paper. This essay examines the spectacular use of urban space and how it shaped Hogarth’s early graphic satire, as well as continental imports adapted to a London market, such as Bernard Baron’s (after Bernard Picart) A Monument Dedicated to Posterity (1721), often taken to be the model for The South Sea Scheme.

Clare Walcot’s research interests focus on financial innovation in the eighteenth century and its impact on the visual arts, and develop out of her PhD thesis entitled ‘Figuring Finance: London’s New Financial World and the Iconography of Speculation, c. 1689–1763’ (University of Warwick, 2003).

Call for Papers | Financial Crisis of 1720 and John Law’s Legacy

Posted in Calls for Papers by Editor on December 10, 2012

From Le Blog de l’ApAhAu:

Le Système de Law: Représentations, discours et fantasmes du XVIIIe siècle à nos jours
Université de Montpellier 3, IRCL, 4-5 October 2012

Proposals due by 15 July 2013

Dans les périodes de bulles et de crises financières, John Law et son système sont volontiers évoqués dans le discours médiatique en tant que paradigme et exemple historique de l’une des premières crises financières d’origine spéculative. Les références ou allusions qui y sont faites n’examinent cependant pas les spécificités d’une bulle qui ne fut pas uniquement française mais concerna également l’Angleterre et la Hollande, les pays d’Europe les plus engagés dans l’émergence d’un capitalisme financier au XVIIIe siècle.

A partir des pistes ouvertes par Paul Harsin qui donne une édition des oeuvres complètes de John Law en 1934 (ainsi qu’une première édition des écrits de Dutot, proche collaborateur de Law) et de l’ouvrage d’Edgar Faure (La Banqueroute de Law, 17 juillet 1720, Paris, Gallimard, 1977), historiens et historiens de l’économie ont délimité les différentes étapes et analysé l’enchaînement des faits qui conduisirent à une banqueroute de la première banque royale et à l’instauration d’une durable méfiance à l’égard de la finance et de la forme fiduciaire de l’argent. Si ces recherches ont permis d’établir une chronologie et de faire la lumière sur de nombreux aspects du Système (comme l’ont fait par exemple les recherches récentes de l’historien Antoin Murphy sur des écrits inédits de Nicolas Dutot), peu d’analyses ont pris en compte l’événement dans sa transversalité et sa globalité. Les spécialistes de littérature ont également bien identifié les allusions aux événements de 1720, de manière ponctuelle sous la forme de représentations plus ou moins allégorisées (comme dans les Lettres Persanes de Montesquieu) ou de manière plus diffuse en tant qu’effets sur la représentation de l’argent et des transactions par exemple (voir Martial Poirson, Spectacle et économie à l’âge classique, Garnier, 2011). En 2006, deux articles portant sur les représentations de la banqueroute de Law ont été publiés par des spécialistes de littérature qui s’emploient chacun à élaborer une lecture croisée des événements de l’histoire économique et des fictions qui leur sont contemporaines : Yves Citton procède à une relecture d’un texte de Jean-François Melon, un proche collaborateur de John Law, Mamhoud le Gasnévide, qui raconte sous une forme allégorique les événements financiers survenus sous la Régence (« Les comptes merveilleux de la finance : confiance et fiction chez Jean-François Melon », Fééries n°2, 2005-2006) ; Erik Leborgne s’attache à dégager les fantasmes sous-tendant les représentations de l’argent et de la spéculation dans des textes contemporains des événements (« Le Régent et le système de Law vus par Melon, Montesquieu, Prévost et Lesage »,Féeries n°3, 2006). Se situant dans le prolongement de ces travaux, le présent projet entend renforcer l’interdisciplinarité des approches du phénomène et faire le point sur ce qui peut être considéré comme un événement traumatique et structurant de la France moderne, en suggérant trois orientations non limitatives : (more…)