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Exhibition | Laurent Pécheux: A French Painter in Italy

Posted in books, catalogues, exhibitions by Editor on November 24, 2012

Exhibition press release from the Musée des Beaux-Arts de Dole:

Laurent Pécheux: A French Painter in the Italian Enlightenment
Musée des Beaux-Arts de Dole, 27 June — 30 September 2012
Musée des Beaux-Arts de Chambéry, 24 October 2012 — 20 January 2013

Curated by Sylvain Laveissière with Sylvie de Vesvrotte and Anne Dary

Rome au XVIIIe siècle : foyer artistique fécond où l’Europe entière vient s’instruire, admirer, mais aussi créer. L’Antique, exhumé, restauré, collectionné, est l’objet d’approches nouvelles avec Piranèse, défenseur de la création étrusque et romaine, et Winckelmann, théoricien du « beau idéal » dans l’art grec. Les deux peintres les plus en vue sont l’allemand Anton Raphaël Mengs (1728-1779), et Pompeo Batoni (1708-1787), le portraitiste obligé des jeunes lords accomplissant leur « Grand Tour » d’Europe. Arrivé de Lyon à Rome en 1753, Laurent Pécheux est d’emblée en contact étroit avec ces deux maîtres éminents : Mengs qui le conseille, et Batoni avec lequel il sera associé pour certaines commandes. Il s’affirme comme l’un des représentants les plus accomplis de la peinture d’histoire romaine, au moment
où s’élabore ce qu’on devait plus tard nommer le Néoclassicisme.

Carrière exceptionnellement riche que la sienne. Après avoir travaillé vers 1757 pour un lord écossais, puis pour des couvents et des particuliers de Lyon, sa ville natale, il est reçu à la prestigieuse Académie romaine de Saint-Luc en 1762. Il est bientôt appelé à Parme en 1765 pour y portraiturer avec succès la future reine d’Espagne, et les plus grandes familles romaines lui confient les plafonds de leurs palais urbains (Borghèse, Barberini). Il travaille pour des amateurs français, pour le grand-maître de l’ordre de Malte, le pape Pie VI, ainsi que la Grande Catherine. En 1777, il quitte Rome pour Turin, où le roi de Piémont-Sardaigne, Victor Amédée III, l’a choisi comme premier peintre et directeur d’une Académie tombée en léthargie. Son activité de peintre de cour, qui lui vaut de décorer le palais royal de Turin, ne l’empêche pas d’assurer de prestigieuses commandes privées, tel le plafond de la salle du Gladiateur à la Villa Borghèse à Rome, dont la décoration est la plus fameuse entreprise picturale de l’époque.

Il n’a suscité jusqu’à présent aucune exposition monographique. Les villes de Dole et Chambéry possèdent un ensemble remarquable de ses oeuvres. A Dole se trouve un cycle de douze tableaux sur la vie du Christ commandé pour la collégiale et récemment restauré, dont huit esquisses sont conservées au musée des Beaux-Arts. L’exposition présente 115 oeuvres, prêtées par des collections publiques et privées françaises ainsi qu’italiennes, et sera accompagnée d’une importante monographie. Celle-ci étudie, au-delà des oeuvres exposées, l’ensemble de la production de cet artiste aux dons multiples, l’un des derniers de sa stature qui restaient à découvrir.

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From Dessin Original books:

Catalogue: Sylvain Laveissière, Sylvie de Vesvrotte, Vittorio Natale, Bénédicte Gaulard, Laurent Pécheux (1729-1821): Un peintre français dans l’Italie des Lumières (Silvana, 2012), 192 pages, ISBN: 978-8836623174, 28€.

Publié à l’occasion de l’exposition des musées des Beaux-Arts de Dole et de Chambéry, cet ouvrage est le premier, depuis l’étude de Luigi Bollea parue en 1942, à être consacré à ce peintre, dont l’importance commence seulement à être reconnue.

D’origine Lyonnaise, Laurent Pécheux effectue l’ensemble de sa carrière en Italie, à Rome, puis à Turin, où il devient peintre officiel du roi de Piémont-Sardaigne. Sa carrière fut exceptionnellement riche : après avoir travaillé vers 1755 pour des clients lyonnais ou écossais, il est reçu à l’Académie romaine de Saint-Luc en 1762. Il est bientôt appelé à Parme en 1765 pour y portraiturer avec succès la future reine d’Espagne et les plus grandes familles romaines lui confient les plafonds de leurs palais. Il travaille également pour des amateurs français. En 1777, il quitte Rome pour Turin, où le roi de Piémont-Sardaigne l’a choisi comme premier peintre. Son activité de peintre de cour, qui lui vaut de décorer le palais royal de Turin, ne l’empêche pas d’assurer de prestigieuses commandes privées (par exemple : plafond de la salle du Gladiateur à la villa Borghèse, le plus fameux ensemble décoratif de Rome à l’époque ; suite de douze grands tableaux de la Vie du Christ pour la collégiale de Dole, auxquels une restauration exemplaire vient de rendre leur éclat et plusieurs chefsd’oeuvre conservés à Chambéry : Mort d’Epaminondas, Vénus, Narcisse, etc.). Cet ouvrage étudie, au-delà des oeuvres exposées, l’ensemble de la production de cet artiste aux dons multiples, l’un des derniers de sa stature qui restaient à découvrir.

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Didier Rykner reviewed the exhibition for The Art Tribune (21 August 2012) . . .

An artist from Lyon who spent most of his career in Italy, first Rome then Turin where he became official painter to the King of Piemonte-Sardegna, Laurent Pécheux is however not very well known outside of the restricted circle of art historians. The first retrospective highlighting his oeuvre, organized by the Musée des Beaux-Arts in Dole, which will then travel to Chambéry, now reveals a first rate artist, a pioneer of European Neo-Classicism though he maintained, in certain works, a Baroque spirit or even, if we adopt the term now used for some paintings corresponding to the second half of the 19th century, “Neo-Baroque” . . .

The full review (in English or French) is available here»