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Exhibition | Nicolas Colombel: L’Idéal et la grâce

Posted in books, catalogues, exhibitions by Editor on January 13, 2013

Now on at the Musée des Beaux-Arts in Rouen:

Nicolas Colombel: L’Idéal et la grâce
Musée des Beaux-Arts, Rouen, 9 November 2012 — 24 February 2013

Screen shot 2013-01-09 at 2.50.25 PMThis is the first monographic exhibition to be devoted to this figure long forgotten French painter of the Grand Siècle, Nicolas Colombel (ca. 1644-1717). The exhibition at the Museum of Fine Arts in Rouen brings us an important rediscovery. This artist born in Sotteville-lès-Rouen in approximately 1644 worked in Rome and Paris, developing a unique style which combines sensuality and idealism in the grand tradition of Poussin.

Bringing together over half of the artist’s known works today, dating from the 1680s until 1712, the exhibition offers a unique opportunity to discover Colombel’s unusual career. He was the only French painter of his generation to be successful in Rome before continuing a career in Paris at the Royal Academy of Painting and Sculpture during the reign of Louis XIV. The exhibition brings together exceptional loans from the most important collections in Europe and the United States.

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From the press materials:

Première exposition monographique consacrée à cette figure longtemps méconnue de la peinture française du Grand Siècle, l’exposition du musée des Beaux-Arts de Rouen consacre une redécouverte importante : celle d’un artiste né à Sotteville-lès-Rouen vers 1644, qui a fait carrière à Rome puis à Paris, concevant un style très singulier qui conjugue idéalisme et sensualité, dans la grande tradition de Poussin. Rassemblant plus de la moitié des oeuvres aujourd’hui connues, depuis les années 1680 jusqu’à 1712, l’exposition offre une occasion unique de découvrir le parcours atypique du seul peintre français de sa génération à rencontrer le succès à Rome, avant de faire carrière à Paris au sein de l’Académie royale de Peinture et de Sculpture, à la fin du règne de Louis XIV.

Nombre des tableaux de l’artiste n’ont été redécouverts que récemment : très recherchés des collectionneurs de peinture ancienne, ils sont aujourd’hui dispersés à travers le monde et la plupart sont conservés hors de France. L’exposition réunit des prêts exceptionnels venus des plus grandes collections d’Europe et des États-Unis. Elle marque également l’occasion de publier le catalogue raisonné de l’oeuvre de Nicolas Colombel.

Le parcours de l’exposition présente les principaux aspects de la carrière de Nicolas Colombel, articulés autour de deux axes : ses débuts à Rome, où il acquiert une notoriété auprès du public italien mais également français, puis sa carrière académique à Paris, lorsqu’il intègre l’Académie royale de Peinture et de Sculpture et développe, parallèlement à ses productions religieuses et à la peinture tirée de l’histoire ancienne, une peinture mythologique, aux tons éclaircis et accents de fable galante. Les débuts romains sont illustrés par la peinture religieuse marquée
par l’art de Nicolas Poussin ; Colombel est alors attaché à un classicisme rigoureux.

Les commandes réalisées à Rome pour les ordres religieux français démontrent qu’au-delà de l’exemple de Poussin, Colombel usa de références variées et retint les leçons de peintres tels que Philippe de Champaigne ou le Dominiquin. Les portraits de personnalités françaises peints à Rome révèlent que son activité de portraitiste
se développe suivant une ligne toute personnelle et qu’il développe en Italie un véritable réseau social français. L’italianisme dans la production de Colombel à Rome touche l’ensemble de sa production, les épisodes mythologiques, les scènes tirées de la littérature ou de l’histoire ancienne, comme celles issues de l’Ancien et du Nouveau Testament. Colombel tire ses modèles de Giacinto Gimignani, des Carrache, de Guido Reni.

Le retour à Paris est marqué par la réalisation de son morceau de réception à l’Académie royale qui dénote l’influence de Pierre Mignard, directeur de l’Académie royale, sur l’art de Colombel une fois qu’il intègre l’Académie. Les premières années de sa carrière parisienne doivent en effet beaucoup au modèle de Pierre Mignard, directeur de l’Académie royale, en particulier dans le genre du portrait mythologique dont Colombel fi t l’une de ses spécialités tout en continuant à offrir des compositions religieuses ou historiques. Sa compréhension de l’art bolonais, celui des élèves des Carrache, qu’il adapte aux attentes du public français dans des compositions mythologiques aux coloris clairs, à la ligne épurée et à la délicate sensualité font alors de lui l’un des artistes à la manière la plus séduisante au tournant du siècle.

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Catalogue: Karen Chastagnol, et al, Nicolas Colombel (vers 1644 – 1717): L’Idéal et la grâce (Paris: Éditions Nicolas Chaudun, 2012), 232 pages, ISBN: 978-2350391472, 39€ / $75. [available from ArtBooks.com]

122084L’exposition réunit plus de la moitié des peintures de Colombel aujourd’hui conservées, ainsi que la plupart de ses dessins. Elle est l’occasion de publier un catalogue raisonné accompagné d’une biographie détaillée, rédigés par Karen Chastagnol, et complétés par plusieurs essais qui éclairent aussi bien les sources du peintre que le contexte romain des années 1680-1690.

Auteurs: Catalogue établi sous la direction de Karen Chastagnol avec des contributions de Pierre Rosenberg, Liliana Barroero et Diederik Bakhuÿs.