New Book | Jacques Courtin (1668–1752)
From Silvana Editoriale (as noted by Adam Busiakiewicz at Art History News, now back with its usual array of informative posts after an August break) . . . .
François Marandet, Jacques Courtin (Sens, 1668 – Paris, 1752): Le pari de l’autopromotion (Milan: Silvana Editoriale, 2026), 112 pages, ISBN: 978-8836661312, €30.
Cet ouvrage fait redécouvrir un artiste français du début du XVIIIe siècle presque totalement oublié et pourtant des plus originaux : le peintre Jacques Courtin, né à Sens en 1668 et mort à Paris en 1752. D’origine modeste (son père était boucher), il quitta sa région natale, la Bourgogne, aux alentours de 1686 afin de mener une carrière artistique à Paris. Devenu académicien en 1710, il chercha à s’affirmer en peignant des fantaisies, qui, selon la presse de l’époque, désignaient des scènes de genre réalisées à la manière des maîtres hollandais du Siècle d’or, et gravées dans la foulée selon une maquette identique. Sans avoir donné lieu à un recueil relié, cette entreprise pionnière anticipait le fameux « Recueil Jullienne » (1735) réunissant l’œuvre gravée de Watteau. La présente monographie restitue également la production historiée de Courtin, qui avait presque entièrement disparu. Outre les nombreuses peintures d’histoire exposées aux Salons de l’Académie, on redécouvre sa contribution à un cycle aussi important que la tenture de l’Histoire d’Achille, commandée par le cardinal de Rohan vers 1733.
Faute de biographie publiée du vivant de l’artiste ou à titre posthume, on ignorait tout de sa vie. Grâce aux documents retrouvés aux Archives de l’Yonne, aux Archives des Yvelines et aux Archives nationales, son itinéraire artistique a été reconstitué en très grande partie. Parallèlement à cette refonte, le corpus de Courtin se trouve considérablement enrichi : des critères stylistiques et l’art de l’estampe ont en effet permis de lui réattribuer dix-sept tableaux, alors qu’on ne lui en connaissait que quinze. S’y ajoutent quatre tapisseries tissées d’après ses compositions, ainsi que le tout premier dessin identifié de sa main. Indépendamment de cette renaissance de Courtin, c’est une nouvelle facette de la peinture française du début du XVIIIe siècle qui se révèle. Sans doute parce qu’il partageait ce même esprit frondeur, un artiste aussi célèbre que Fragonard lui rendra indirectement hommage, à la fin des années 1760, en peignant une nouvelle série de fantaisies.
c o n t e n t s
Préface
Introduction
Chronologie
1 L’Historie des Débuts, 1668–1713
Du Sénonais à la capitale
Premières commandes
2 Le «Recueil Courtin», 1714–1734
Trente-six fantaisies
Premiers signes d’alarme
3 Le Retour au Grand Format ou la Dernière Chance, 1735–1752
L’espoir d’Achille
Des tableaux anciens au Salon
L’étrange hommage posthume
Annexe 1 | Extrait du transport de bail et vente de meubles par Jacques Courtin à Guillaume de Mazières (1717)
Annexe 2 | Extrait de l’inventaire après décès de Jacques Courtin (1752)
Bibliographie



















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